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Le
concept des étages et la polyrythmie |
Introduction: lorsqu'on étudie plus profondément la science du rythme, on s'aperçoit que les possibilités de créations sont infinies. Une facette intéressante des rythmes composés (en étages) est le concept de la polyrythmie. La musique percussive traditionnelle d'Afrique, d'où le djembé provient, utilise ce concept très souvent. Une façon de le reconnaître dans la musique est lorsqu'on écoute une composition typique des "Ballets Africains" et que tout d'un coup, l'orchestre semble être totalement hors rythme. On se voit taper du pied 1,2,3,4 et le 1 a disparu! Oups! c'est 1,2,3 et pas au même endroit et oh! oui, le 1,2,3,4 est revenu! C'est le genre de "feeling" que donne la polyrythmie... Dans la section "comment utiliser cette méthode", nous avons ouvert une parenthèse à propos des signatures de temps. Dans la bibliothèque de rythmes, certains des rythmes simples présentés sont en 4/4, d'autres en 3/4 ou en 6/8. La polyrythmie est de superposer deux rythmes ayant des signatures de temps différentes. La polyrythmie: dans le développement de la polyrythmie, on utilise une sélection définie de patterns rythmiques qui sont simplement des divisions de la même période de temps en différentes unités égales. La musique polyrythmique est créée lorsque différents instruments ou groupes d'instruments jouent leur propre rythme, chacun suivant leur propre pulsation interne. Ces rythmes s'emboîtent un dans l'autre pour créer des patterns complexes. Très souvent, la musique de djembé africaine est composée en étages sur une base de 12 pulsations où l'on peut inclure un rythme en binaire ou base 2 (4/4) et un rythme en ternaire ou base 3 (3/4) dans la même période de temps (12 est divisible par 2, 3, 4 et 6). Voici une image permettant de visualiser ce concept:
Jouez le 1er rythme avec votre main droite et le 2e avec votre main gauche sur deux objets ou surfaces ayant des sons différents (gauchers, inversez). Tout en jouant, vous pouvez porter votre attention sur votre main droite tout en comptant 1,2,1,2,... et ensuite sur votre main gauche tout en comptant 1,2,3,1,2,3,... Cet exercice montre la relation entre les rythmes binaires (2) et ternaires (3). Vous constaterez que 2 et 3 se rencontrent en un point commun, à chaque 6 pulsations, 6 étant le plus petit nombre divisible par 2 et 3 à la fois. La motion ressemble à ceci: deux mains, gauche, droite, gauche. Inversez les mains si vous avez le courage!
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