La
Déesse
Mère
De la Nature
Vivante
Dans
un passé qui n’est pas si reculé, la Déesse
faisait, en tant que Nature, partie de la vie quotidienne : aujourd’hui,
elle est, pour certains, une histoire folklorique intéressante
et colorée ; pour d’autre une sorte d’archétype,
source de force, de renouveau et de bénédiction. Le fait
qu’elle retrouve aujourd’hui ce nom de Gaia nous rappelle
notre véritable héritage, car nous sommes des enfants de
la Terre ; en même temps, nous devons nous souvenir qu’on
appelle aussi Kali, et que kali dévorait ses enfants. La connaissance
que transmettaient les époques passées, et que notre présent à oubliée, était
une connaissance sensuelle, charnelle, la notion de sanctitas, nous ramène à cette
Mère tellurique des temps anciens. Bachofen a en effet finement
distingué le sacrum-ce qui devient sacré parce que con-sacré par
les hommes à des dieux qui sont au- dessus d’eux- et le
sanctum, C’est-à-dire ce que depuis toujours sous la protection
des puissances chtoniennes et féminines. Pour lui « sainteté » veut
dire quelque chose comme « sacralité terrestre »,
et désigne le lien que tout objet, toute chose vivante, entretient
avec la matrice de la Terre Mère, le sanctum intérieur
ou « lieu intouchable ».
Il
se peut que cette ouverture de notre vision du monde à la sanctitas
soit d’une importance capitale pour la continuation de l’espèce
humaine. ( Adele Getty )
« Je suis la forme de l’immensité… Celle qui
connaît l’essence des choses… » Depuis l’aube
des temps, l’humanité honore une entité suprême
qui la protège et la nourrit : la Grande Déesse. A la fois
Terre et Mère, elle donne la vie au humains et, source sacrée
du renouveau, les recueille dans la mort. On a tenté, dans la
suite de l’histoire, d’annihiler son culte ou de le détourner,
mais la Déesse a survécu, perpétuant une figure
archaïque et puissante, une image récurrente qui reste vivace à travers
ses mille facette mythologiques. La Déesse a pris la forme de
Gaia et de Cybèle, D’Isis et de Kali, de Tara et de la Vierge
Marie. Aujourd’hui que la part féminine est enfin réhabilitée
dans son caractère fondateur, il nous est à nouveau possible
d’entendre le message de la Déesse – il nous parle
de force, de mystère et de totalité.
( traduit de l’anglais
par Christian Vivien )